Socle méthodologique : Comprendre et caractériser

 

La compréhension du sens du toucher et la caractérisation du toucher des surfaces nécessitent l’analyse de la chaîne complète du toucher :  contact mécanique doigt-surface (frottement, vibrations induites), transmission par les fibres nerveuses (microneurographie), activation cérébrales (EEG, IRM-f), verbalisation de la perception (psychophysique, psychologie cognitive) ;

(Ci-contre : Crédit LPMT/UHA)

 

 

 

 

 

 

 


Étude de l’interface doigt-surface

L’acte de toucher consiste en un contact généralement frottant entre le doigt et la surface touchée. Au niveau de l’interface doigt-surface, le verrou scientifique prioritaire pour la compréhension de la perception tactile est la compréhension elle-même des signaux qui en sont à l’origine.

(Ci-contre : doigt artificiel à fibre optique polymérique. Crédit LPMT-UHA/Empa)


Étude du codage sensoriel périphérique de l’information tactile

La perception des reliefs, des contours et des formes des objets que nous manipulons repose tout d’abord sur l’activation de différents mécano-récepteurs susceptibles d’encoder plutôt les pressions, les vibrations ou les étirements de la peau. Dans le GDR, la façon dont les récepteurs tactiles de la main encodent des textures standards comme celles déjà définies (lisse/rugueux, glissant/bloquant et fibreux) est étudiée.

(Ci-contre :
Expérience de microneurographie au LNSC à Marseille, avec l’effecteur Detact du L2EP/IRCICA)

 

 

 

 

 

 

 

 


Étude du traitement central de l’information cutanée dans le cortex

Afin d’optimiser la perception des évènements sensoriels périphériques, le système nerveux effectue un grand nombre de transformations dynamiques et complexes des informations provenant des capteurs périphériques. A partir de stimuli tactiles provenant des textures réelles ou simulées à l’aide d’effecteurs tactiles, le traitement de l’information tactile réalisé par le système nerveux périphérique et central est étudié.

Lors d’un mouvement d’un membre (main ou pied), suivant que celui-ci utilise ou non la modalité tactile, la transmission des afférences sensorielles cutanées jusqu’au niveau cortical varie et ceci d’une façon encore peu connue.*


Analyse de la perception

Un des verrous dans la compréhension du toucher consiste à investiguer la perception tactile pour en définir les caractéristiques telles que le seuil de détection et le seuil de discrimination qui varient en fonction du sujet, de fatigue etc. La théorie de la détection du signal permet d’affiner la réponse du sujet et a été éprouvée à travers l’étude de la vision et de l’ouïe. Elle doit maintenant s’intéresser à la modalité tactile pour caractériser la perception normale et pathologique des mono descripteurs (les textures et leurs intensités) du toucher.

Illustration of the proposed experimental setup. A participant will explore a surface with the eyes closed and will provide answers regarding the physical and hedonic properties of its texture. Several surfaces will be explored, in silent condition or with a pleasant melody (without false note in the chord) or with an unpleasant melody (with a false note in the chord). Furthermore, the participants will tell us whether or not they liked the sounds they made with their finger.